Notre société d’onirologie médicale est officiellement créée en mai 2011 à Lausanne sous l’impulsion du Professeur Georges Abraham de Genève après une dizaine d’années d’intervisions mensuelles qui réunissent les médecins généralistes,

les psychiatres et les psychologues de la Suisse romande.


L’idée de base de notre analyse des rêves est d’intégrer le rêve et les émotions vécues la nuit au corps afin de voir quel rôle peut jouer le rêve sur le déclenchement de maladies mais aussi sur la guérison et la prévention (cf. dans Publication : Peut-on utiliser les rêves en médecine générale ?).


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Professeur Georges Abraham présente la Société Suisse d’Onirologie Médicale:

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Le message du Dr Maurice Stauffacher

Chers amis du rêve et du rêveur,

La lecture du journal 24 heures d'aujourd'hui (22 août 2014), ayant pour titre « Notre époque anti sommeil défie les lois de la génétique », offre l'occasion de nous interroger sur notre activité comme société d’onirologie médicale et dans le même temps, vous transmettre les dates de nos réunions de l'automne, tels que nous les avons fixés au mois de juin (cf. la page « Actualités »).

À juste titre, nos collègues de la médecine du sommeil s'alertent de la tendance actuelle qui consiste à diminuer le temps consacré au sommeil, avec comme conséquences sur le plan épidémiologique de 15 à 20 % de personnes présentant une somnolence modérée et 4 % présentant une somnolence sévère, sans compter les problèmes d'insomnie qui y sont paradoxalement liés. Pour une fois, les apnées du sommeil ne sont pas considérées comme la seule explication. La Docteur José Haba-Rubio prend appui sur les dispositions génétiques pour appeler nos contemporains à davantage tenir compte de la nature, et de leur propre profil en matière de sommeil.

Cependant, il n'est pas sûr que cette invitation à caractère hygiéniste trouve beaucoup d'écho chez nos patients. Il me semble que le monde médical pourrait mieux faire dans l'élaboration de stratégies appropriées à ce problème de santé publique, responsable d'un surcroît de patients souffrants d'hypertension artérielle, de diabète et d'obésité. Sans compter l'impact psychiatrique que nous connaissons bien (burn out, dépression, difficultés sexuelles et relationnelles etc.) Le coût social de ces différentes pathologies liées au manque de sommeil n'a pas encore été évalué semble-t-il.

De notre expérience développée dans l'activité de notre groupe, la question adressée au patient   « est-ce que vous rêvez ? » ou bien « et que disent vos rêves ? », permet non seulement de revaloriser concrètement le sommeil, mais de faire le pari du rêve et mobiliser le rêveur lui-même, comme thérapeutique. À ce sujet force est de constater que tous les mammifères bénéficient de phases de sommeil REM, mais que les seuls à pouvoir partager cette expérience avec les autres appartiennent à l'espèce humaine, en parallèle avec le développement de circuits neuronaux ad hoc (emotional processing mind). L'association du vécu onirique, dans les phases de réveil, avec la conscience et le langage, souligne les deux dimensions qui en résultent, inséparables du travail du rêve, l'une comme communication et recherche de sens, l'autre comme intimité avec soi-même, avec son propre corps, ne serait-ce que dans une perspective d'auto-perception. À notre époque, on assiste plutôt à une dévalorisation de l'activité onirique, à laquelle malheureusement participent les neurosciences, qui voudraient réduire le rêve au REM-sleep, sans tirer parti de la fonction du rêve pour le rêveur ou s'interroger sur cette configuration particulière de notre activité cérébrale et la richesse de ce deuxième regard porté sur l'existence ; la part que le professeur Abraham attribue à  l’ « homo nocturnus ». Pour mieux comprendre la nature du problème, il faudrait ajouter que notre civilisation anti-sommeil pourrait être également qualifiée de civilisation « onirophobe », et même que beaucoup de nos contemporains développent une sorte de phobies vis-à-vis de la nuit, du sommeil et du rêve. Et l'on ne combat pas une agoraphobie en soulignant les bienfaits du grand air pour la santé !

J'ajouterai encore avec Proust que le souvenir d'un rêve représente un excellent somnifère pour passer, le plus souvent sans nous en souvenir, d'un cycle à l'autre du sommeil et même pour se rendormir après un réveil intempestif.

Même s'il existe des échecs l'activité onirique, évoquer de façon adéquate l'activité onirique avec nos patients, permet entre autre d’améliorer la qualité et la durée du sommeil. Ce qui resterait à prouver de façon statistique. Les études américaines à propos de l’IRT (Imagery Rehearsal Therapy) vont dans ce sens. Après la vague du mindfulness, je ne serais pas étonné que l'on assiste en Europe à une déferlante de thérapies du genre.

Là encore, assuré de l’expérience développée dans l'activité de notre groupe, nous avons mieux à proposer que d’appliquer des recettes, somme toute assez banales et décevantes dans la pauvreté de leur contenu.

Au plaisir de vous retrouver nombreux,

Maurice Stauffacher

Les dernières nouvelles ! (voir aussi la page « Actualités »):  

Zurich, le 24 septembre 2016, le Prof Georges Abraham participe à la conférence ouverte au public de la SSPsa (Société Suisse de Psychanalyse)



Con


«LE RÊVE ET LE SOMMEIL EN PSYCHOTHÉRAPIE»